Aucun répulsif rats ne fait disparaître une infestation déjà installée. Ultrasons, menthe poivrée et sprays ne font que déplacer les rongeurs : ce sont des outils de prévention.
Tapez « répulsif rats » dans un moteur de recherche et vous tomberez sur des dizaines de produits promettant une maison débarrassée de ses rongeurs en quelques jours. La réalité de terrain est plus nuancée. Chez Bio Strategy, entreprise de dératisation agréée par le SPF Santé publique, nous intervenons chaque semaine chez des particuliers qui avaient d’abord essayé trois ou quatre solutions du commerce. Ce guide résume ce que nous constatons réellement : ce qui fonctionne, ce qui fonctionne un peu, et ce qui ne sert à rien.
Autant l’annoncer d’entrée, puisque c’est la conclusion à laquelle mène tout le reste : la seule solution qui fonctionne vraiment, quand les rongeurs sont déjà installés, est de faire appel à des pros.
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Répulsif rats : définition et limites à connaître
Un répulsif est un produit ou un dispositif conçu pour éloigner les rats sans les tuer. Il agit sur un sens : l’odorat, l’ouïe, parfois le goût. Son objectif est de rendre un endroit désagréable pour le rongeur, pas de réduire la population présente dans la maison.
Répulsif, appât et raticide : trois produits différents
La confusion entre ces trois familles explique une grande partie des déceptions constatées sur le terrain. Le répulsif repousse : il ne tue pas, ne réduit pas la population de rats, et son effet s’arrête dès qu’on cesse l’utilisation du produit. L’appât, lui, attire pour piéger ou empoisonner — c’est lui, et lui seul, qui fait baisser le nombre d’individus. Quant au raticide (ou rodenticide), c’est un appât toxique dont la vente est strictement réglementée en Belgique, un point sur lequel nous revenons plus bas.
Autrement dit : un produit répulsif protège une zone saine, un appât traite une zone envahie. Utiliser le premier à la place du second, c’est fermer une porte pendant que la fenêtre reste grande ouverte.
Pourquoi les rats sont si difficiles à faire fuir
Trois traits biologiques expliquent l’efficacité limitée de la plupart des produits vendus contre ces nuisibles. Le premier est la néophobie : le rat brun se méfie de toute nouveauté dans son environnement, évite un objet inconnu pendant quelques jours, puis s’y habitue. Cette prudence initiale fait croire à un succès qui s’évapore en une semaine. Le deuxième est l’habituation : un stimulus constant, sonore ou olfactif, cesse rapidement d’être perçu comme une menace, ce qui constitue le talon d’Achille de l’ultrason à fréquence fixe. Le troisième est la pression de la faim : un rongeur qui a installé son nid dans une cloison ne quittera jamais une source de nourriture fiable pour une simple odeur désagréable.
Les 5 familles de répulsifs rats et leur efficacité réelle
Voici notre lecture des grandes catégories disponibles dans le commerce, classées de la plus utile à la moins convaincante.
1. Les barrières mécaniques : la seule protection vraiment fiable
Grillage à mailles fines, laine d’acier dans les passages de câbles, bas de porte métallique, obturation des joints et des gaines. Ce n’est pas un produit vendu au rayon anti-nuisibles, mais c’est la mesure la plus efficace de cette liste. Une souris passe par un trou de 6 mm, un rat par 2 cm. Boucher ces accès rend presque superflu tout autre répulsif.
2. Les odeurs et huiles essentielles
La menthe poivrée est la vedette du genre. On trouve aussi le clou de girofle, l’eucalyptus, le laurier et la citronnelle. Ces odeurs fortes perturbent réellement l’odorat très développé du rongeur — dans un volume clos et pendant une durée courte.
Les limites sont connues : les huiles essentielles s’évaporent en 2 à 4 jours, elles ne franchissent pas une cloison, et un rat affamé traverse une zone odorante sans hésiter. Utilisées seules, elles ne règlent rien. Placées dans un vide sanitaire fraîchement obturé, elles peuvent en revanche décourager un retour.
3. Les poudres, granulés et billes répulsives
Ces produits diffusent un principe odorant sur plusieurs semaines, ce qui les rend plus durables que les huiles pures. Ils conviennent au jardin, au garage, aux abords d’un composteur ou d’un abri. Leur inconvénient : la pluie les lessive et il faut renouveler l’application. À l’intérieur, leur odeur est souvent jugée entêtante par les occupants avant de l’être par les rats.
4. Les sprays chimiques
Les sprays répulsifs combinent des substances amères ou irritantes. Ils s’appliquent sur les câbles, les tuyaux et les gaines — des surfaces que le rongeur mordille. C’est leur meilleure utilisation : protéger un point précis plutôt que traiter une pièce entière. En extérieur, l’humidité dégrade ces produits chimiques rapidement.
5. Les appareils à ultrasons
C’est la famille la plus vendue et la plus contestée du marché. Nous lui consacrons la section suivante, car elle concentre l’essentiel des avis déçus.
Répulsif à ultrasons : ce qu’un ultrason peut et ne peut pas faire
Un répulsif à ultrason émet un son aigu, inaudible pour l’oreille humaine, censé provoquer un stress chez les rongeurs. Le principe est plausible ; sa mise en œuvre pose trois problèmes concrets.
D’abord, les ultrasons ne traversent ni les murs ni les meubles : ils se réfléchissent sur les surfaces dures et créent des zones d’ombre, si bien qu’un appareil ne couvre jamais une maison entière, contrairement à ce qu’annonce la page produit de certains vendeurs. Ensuite, l’habituation survient en 7 à 14 jours sur les modèles à fréquence fixe ; les appareils qui balaient une plage de fréquences retardent le phénomène sans le supprimer. Enfin, un rongeur installé dans une cloison ne perçoit rien — or c’est précisément là que se trouve le nid dans la majorité des cas que nous traitons.
Faut-il pour autant jeter ces appareils ? Non. En prévention, dans un local vide, sec et fermé — garage, cave, local technique — un ultrason correctement placé peut retarder une installation. C’est un outil de dissuasion, jamais un traitement.
Comment réussir l’utilisation d’un répulsif à ultrasons
- Un appareil par pièce fermée, pas un seul pour tout l’étage.
- Choisir un modèle à fréquences variables pour limiter l’accoutumance.
- Dégager l’espace devant l’émetteur : rideau, carton et mobilier bloquent l’onde.
- Placer l’ultrason à 20 à 60 cm du sol, sans obstacle.
- Laisser fonctionner 24 h/24 pendant au moins trois semaines avant de juger.
- Retirer en parallèle toute source de nourriture accessible.
- Vérifier la compatibilité avec vos animaux : lapins, hamsters et cochons d’Inde perçoivent ces fréquences.
Et contre les araignées, les moustiques ou d’autres insectes ?
Beaucoup d’appareils sont vendus comme répulsifs universels : rats, souris, araignées, moustiques et insectes divers sur la même fiche. Cette polyvalence est un signal d’alerte. Les fréquences qui gênent un rongeur n’ont aucun effet démontré sur un arthropode, et un produit annoncé contre tout n’est généralement efficace contre rien. Pour ces nuisibles-là, notre page consacrée à la désinsectisation des insectes en Belgique détaille les traitements réellement adaptés.
À noter aussi : contre les araignées et les moustiques, l’action mécanique — moustiquaires, aspiration, nettoyage des angles — donne de bien meilleurs résultats qu’un répulsif électronique. Les araignées, en particulier, sont utiles dans une cave puisqu’elles régulent les insectes volants. Les chasser avec un appareil polyvalent revient à supprimer un allié sans gagner un mètre carré de protection contre les rats.
Quelles odeurs font fuir les rats ?
Voici les odeurs les plus souvent citées, avec notre appréciation de leur efficacité en conditions réelles.
- Menthe poivrée — la plus documentée. Effet net mais très court, à renouveler tous les deux à trois jours.
- Clou de girofle et eucalyptus — comportement similaire, odeur plus tenace pour les occupants.
- Ammoniaque — très puissante, mais irritante et à proscrire dans un logement occupé.
- Vinaigre blanc — effet modeste et très bref, largement surestimé.
- Poils de chat ou de chien — l’odeur d’un prédateur inquiète un rongeur isolé, pas une colonie installée.
- Plantes du jardin (menthe, lavande, sauge, jacinthe) — utiles en bordure de potager ou de compost, sans effet à l’intérieur.
Un point mérite d’être dit clairement : déplacer un rat n’est pas s’en débarrasser. Une odeur repoussante à la cave le fera remonter vers les combles. Sans traitement de fond, on déplace le problème d’une pièce à l’autre.
Répulsifs naturels ou chimiques : que choisir ?
Le choix dépend moins de l’efficacité brute que du contexte d’utilisation. Les solutions naturelles — huiles essentielles, plantes, poudres végétales — conviennent aux logements avec enfants ou animaux, aux cuisines et aux garde-manger : peu coûteuses, sans danger notable, parfaitement adaptées à une logique de prévention, mais d’une durée d’action courte. Les produits chimiques, sprays et granulés de synthèse, tiennent plus longtemps et résistent mieux à l’extérieur ; en contrepartie, ils imposent des précautions réelles : gants, aération, éloignement des surfaces alimentaires, stockage hors de portée des enfants.
Dans les deux cas, la règle est la même : un répulsif accompagne une stratégie, il ne la remplace pas. Nettoyer, boucher, ranger la nourriture — puis seulement appliquer un produit.
Peut-on combiner plusieurs solutions ?
Oui, et c’est même recommandé — à condition de combiner des modes d’action différents. Une barrière mécanique aux points d’entrée, un ultrason dans un local fermé, une odeur répulsive sur les zones de passage : chaque couche compense les angles morts de la précédente. Empiler trois marques d’appareils dans la même pièce, en revanche, n’apporte rien.
Choisir son répulsif selon l’environnement
Le même produit ne se comporte pas de la même façon dans une cuisine et dans un abri de jardin. En intérieur habité, privilégiez les solutions naturelles sans diffusion aérienne près des zones alimentaires : les granulés odorants deviennent vite insupportables pour les occupants de la maison. Une cave, un garage ou un local technique constituent au contraire le terrain le plus favorable à un ultrason, avec leur volume fermé, leurs obstacles rares et leur faible passage humain.
Au jardin, sur une terrasse ou dans un potager, misez sur des poudres et granulés résistants, renouvelés après chaque pluie, et surtout sur le retrait de toute nourriture accessible : mangeoires à oiseaux, compost ouvert, gamelles laissées dehors. Les combles et faux plafonds sont à l’inverse la zone où les répulsifs sont les moins opérants, le rongeur y circulant dans des volumes que ni le son ni l’odeur n’atteignent. Reste le cas du véhicule : sur les gaines et faisceaux électriques du compartiment moteur, les sprays donnent des résultats corrects, à condition de réappliquer régulièrement.
Comparatif : efficacité, prix et sécurité des principales solutions
Pour choisir vite, voici la synthèse de notre guide, qui compare les cinq solutions les plus courantes. L’efficacité est notée en usage préventif, dans une maison de particulier.
| Solution | Efficacité | Prix | Sécurité |
|---|---|---|---|
| Barrière mécanique | Très élevée, durable | Faible | Totale |
| Menthe poivrée, huiles essentielles | Faible à moyenne, quelques jours | Faible | À surveiller avec un chat |
| Granulés et poudres | Moyenne en extérieur | Modéré | Correcte hors zones alimentaires |
| Spray répulsif | Ponctuelle, sur câbles et gaines | Modéré | Gants et aération obligatoires |
| Ultrason | Faible et temporaire | Moyen, à multiplier par pièce | À vérifier avec les petits animaux |
Ce tableau a une limite qu’il faut énoncer clairement : aucune de ces cinq solutions ne fonctionne sur une colonie déjà installée. Elles protègent une zone saine, elles ne reprennent pas un terrain perdu. Et le prix d’une intervention professionnelle reste inférieur au coût cumulé de trois ou quatre produits du commerce essayés en série.
Où acheter un répulsif rats et comment lire les avis
L’offre se répartit entre les jardineries belges, les grandes surfaces de bricolage et les marketplaces en ligne comme Amazon, où la livraison gratuite et les milliers d’avis créent une impression de fiabilité qu’il faut relativiser.
Avant de mettre un produit en favoris ou dans le panier, deux réflexes font la différence. Le premier consiste à lire les avis les plus récents plutôt que les mieux notés : l’efficacité d’un ultrason se juge après trois semaines, or la majorité des avis sont déposés dans les jours suivant la livraison. Un « ça marche ! » à J+2 décrit la néophobie du rat, pas la performance du dispositif. Le second consiste à vérifier ce que la fiche annonce vraiment — la surface réellement couverte en pièce fermée, et non un volume théorique — puis à contrôler l’homologation belge du produit, car un article importé n’est pas nécessairement autorisé à la vente en Belgique.
Un dernier réflexe : la fiche Amazon d’un répulsif rats cumule souvent des centaines d’avis toutes versions confondues. Comparez le prix hors promotion et le coût sur trois mois, recharges comprises, puis ouvrez la page du fabricant plutôt que la page marchande — la notice y est complète et mentionne l’homologation.
Prix des répulsifs rats et coût réel d’une dératisation
Voici les ordres de grandeur observés dans le commerce belge et en ligne.
- Huiles essentielles (menthe poivrée, girofle) : 5 à 15 € le flacon, à renouveler souvent.
- Granulés et poudres répulsives : 10 à 25 € la boîte, pour quelques semaines de couverture extérieure.
- Sprays répulsifs : 10 à 30 € l’aérosol.
- Appareils à ultrasons : 15 à 60 € l’unité — et il en faut un par pièce.
- Grillage, laine d’acier, joints : 10 à 40 € pour sécuriser les accès d’un logement moyen.
Le calcul mérite d’être fait honnêtement. Équiper trois pièces d’appareils, ajouter deux flacons d’huile et une boîte de granulés, puis recommencer six semaines plus tard : on approche vite le budget d’une intervention professionnelle, sans le résultat. En Belgique, une dératisation pour un logement particulier se situe généralement entre 130 et 250 € selon la surface et le niveau d’infestation, davantage pour un local commercial. Le tarif exact dépend de chaque situation : une estimation gratuite et sans engagement permet de comparer sur une base réelle plutôt que sur des moyennes.
Sécurité : enfants, animaux domestiques et environnement
La question de la sécurité est trop souvent traitée en deux lignes sur les notices. Elle mérite mieux, car c’est là que le bricolage devient réellement risqué.
Les huiles essentielles pures sont toxiques pour le chat, qui métabolise mal les phénols : n’en déposez jamais sur un sol accessible ni près d’une gamelle. Un appareil à ultrasons peut perturber un hamster, un lapin ou un cochon d’Inde ; chiens et chats y sont en général indifférents, mais certains individus sensibles réagissent. Le risque le plus sérieux vient toutefois des appâts empoisonnés, qui exposent à l’intoxication secondaire : un chat ou un rapace qui consomme un rongeur affaibli s’intoxique à son tour. C’est l’une des raisons de l’encadrement réglementaire décrit plus bas.
Quelques précautions valent pour tout produit, même présenté comme naturel : lire la notice avant la première utilisation, porter des gants pour appliquer un spray ou manipuler des granulés, ne jamais placer un appât ni un répulsif à proximité d’une gamelle ou d’un plan de travail, aérer la pièce après chaque utilisation d’un produit chimique, conserver l’emballage d’origine hors de portée et à l’écart des denrées, et noter la date d’application — la sécurité passe aussi par le respect des délais de renouvellement. En cas d’ingestion accidentelle, le Centre Antipoisons belge répond au 070 245 245, 24 h/24.
Ce que la loi belge autorise réellement
Beaucoup d’articles sur les répulsifs rats sont rédigés pour le marché français ou pour un public international. Or la Belgique applique un cadre précis sur les biocides, et ce cadre change ce que vous pouvez acheter.
Les rodenticides sont répartis en deux circuits. Le circuit libre est accessible au grand public. Le circuit fermé est réservé aux utilisateurs professionnels enregistrés. La ligne de partage tient à la concentration en substance active : en dessous de 0,003 %, le produit reste ouvert au public ; à partir de ce seuil, il est réservé aux professionnels.
Les quantités vendues au public sont également plafonnées : de l’ordre de 100 g de blocs ou 50 g de granulés pour les souris, 300 g et 150 g respectivement pour les rats, et uniquement sous forme d’appâts prêts à l’emploi placés en poste sécurisé. Trois usages restent par ailleurs strictement réservés aux professionnels enregistrés : le traitement des égouts, celui des décharges et zones ouvertes, et l’appâtage permanent. Un particulier qui dispose des appâts en extérieur sans poste sécurisé sort du cadre légal — et prend un risque réel pour la faune non ciblée.
Ce point explique pourquoi une infestation sérieuse échappe structurellement aux produits de supermarché : les outils les plus efficaces ne sont, tout simplement, pas en vente libre.
Les 6 signes qu’un répulsif ne suffira plus
Il existe un moment où insister sur les produits répulsifs fait perdre du temps — et laisse la population de rongeurs doubler. Voici les signaux qui doivent déclencher un appel à un professionnel.
- Vous voyez un rat en plein jour. Ces animaux sont nocturnes : une observation diurne signale une population dense qui se disperse.
- Les crottes sont nombreuses et fraîches — noires, brillantes — dans plusieurs pièces de la maison.
- Des bruits de grattement persistent la nuit dans les cloisons ou les combles, malgré les répulsifs.
- Vous constatez des câbles rongés : risque d’incendie et de panne, à traiter sans délai.
- Les emballages alimentaires sont percés dans les placards ou la réserve.
- L’infestation touche un commerce, une cuisine collective ou un immeuble : les obligations d’hygiène imposent alors une intervention documentée.
Vous cochez une seule de ces six cases ? Ne rachetez pas un produit : appelez Bio Strategy au 02 544 17 27. Nous inspectons, nous chiffrons gratuitement, et nous intervenons sous 24 à 48 heures partout en Belgique.
Piégeage et appâtage : la méthode qui règle vraiment le problème
Quand une colonie est installée, la démarche efficace est connue et se déroule en quatre temps.
- Inspection. Identification de l’espèce, des galeries, des coulées et des points d’entrée. C’est cette étape qui détermine tout le reste.
- Sécurisation des accès. Obturation des passages, protection des gaines et des seuils.
- Piégeage et appâtage ciblés. Pièges mécaniques et appâts en postes sécurisés, placés sur les trajets réels du rongeur.
- Contrôle de suivi. Une visite de vérification confirme l’absence de reprise, généralement deux à trois semaines plus tard.
C’est exactement la méthode que nous appliquons dans notre service de dératisation, en deux à trois passages selon l’ampleur du problème. Si l’invasion concerne surtout des petits rongeurs, notre guide pour se débarrasser des souris détaille les spécificités de ce cas de figure.
Le piégeage mécanique reste privilégié dans les logements occupés : un rat piégé est retiré immédiatement, sans risque d’intoxication secondaire ni de cadavre inaccessible dans une cloison. L’appâtage n’intervient qu’en complément, sous forme d’appâts placés en postes verrouillés. Concrètement, sur un pavillon avec une colonie modérée, nous relevons entre trois et huit rats piégés au premier passage, puis un ou deux au contrôle suivant. Un piège vide au troisième passage, associé à l’absence de crottes fraîches, est le meilleur indicateur de fin de traitement : chaque rongeur piégé sert de mesure objective, là où une solution répulsive ne fournit aucun indicateur vérifiable.
Répulsif rats ou répulsif souris : quelles différences ?
Les deux espèces réagissent aux mêmes odeurs, mais leur comportement change complètement la stratégie à adopter. La souris explore les objets nouveaux au lieu de les éviter : un appât ou un piège est donc accepté rapidement, et le piégeage fonctionne mieux sur elle que sur le rat. Le rat, néophobe, exige au contraire un pré-appâtage de quelques jours avec un appât non toxique avant que l’appâtage réel ne soit consommé. S’ajoute une différence de gabarit : une souris franchit un trou de 6 mm, si bien qu’une barrière anti-souris doit être plus fine qu’une barrière anti-rats. Un ultrason ou une odeur, en revanche, agit sur les deux espèces avec la même limite — quelques jours, puis accoutumance.
En pratique, une infestation mixte rats et souris est fréquente dans les caves d’immeubles bruxellois. Le diagnostic distingue les deux espèces d’après la taille des crottes et l’écartement des marques de dents.
Prévenir plutôt que repousser : les bons réflexes
La meilleure protection reste un environnement peu accueillant, et quatre habitudes suffisent à réduire fortement le risque. Supprimez l’accès à la nourriture avec des bocaux hermétiques, des poubelles fermées, des gamelles rentrées le soir et un compost couvert. Éliminez les points d’eau : fuites, gouttières bouchées, soucoupes stagnantes. Réduisez les abris en éloignant le bois empilé des murs, en stockant les cartons en hauteur et en taillant la végétation le long des façades. Enfin, inspectez les accès deux fois par an, en particulier avant l’automne — période où les rongeurs cherchent la chaleur des habitations.
Après une infestation importante, un nettoyage et une désinfection des zones souillées limitent les risques sanitaires liés aux urines et aux déjections. Notre activité d’entreprise de désinfection couvre ce volet, y compris dans les situations les plus lourdes.
La solution qui fonctionne vraiment : faire appel à des pros comme Bio Strategy
Le titre de cet article posait une question. Voici la réponse, après des centaines d’interventions : parmi tout ce qui précède, la seule solution qui fonctionne vraiment sur une colonie installée est l’intervention d’une entreprise agréée. C’est aussi la plus rapide et la moins dangereuse — et cela mérite d’être expliqué plutôt qu’assené.
La plus rapide, d’abord, parce que le bricolage se paie en semaines. Le parcours que nous voyons le plus souvent est toujours le même : un ultrason, puis de la menthe poivrée, puis des granulés, puis un piège de supermarché — six à huit semaines pendant lesquelles la colonie continue de se reproduire. Un dératiseur agréé, lui, identifie l’espèce et les points d’entrée en une seule visite, traite dans les 24 à 48 heures, et obtient un résultat visible en quelques jours, stabilisé en deux à trois passages. Le temps gagné se lit directement sur la facture, puisque le prix d’une intervention dépend du niveau d’infestation constaté.
La moins dangereuse, ensuite, et c’est le point le plus négligé. Un particulier qui achète du raticide en grande surface l’utilise presque toujours sans poste sécurisé — une pratique hors cadre légal en extérieur, qui expose les chats, les chiens et les rapaces à l’intoxication secondaire. Les rongeurs empoisonnés vont mourir là où ils vivent, c’est-à-dire dans les cloisons et les faux plafonds, avec les odeurs et les insectes nécrophages qui suivent. Pendant ce temps, les câbles rongés continuent de représenter un risque d’incendie, et les urines et déjections accumulées un risque sanitaire réel. Nos techniciens travaillent en circuit fermé, avec des postes verrouillés inaccessibles aux enfants et aux animaux domestiques, retirent les rongeurs piégés à chaque passage, et documentent l’intervention quand un commerce ou une cuisine collective l’exige.
Autrement dit : le répulsif est un bon outil de prévention, et un mauvais pari quand les rats sont déjà là. Dans ce second cas, faire appel à des professionnels comme Bio Strategy est la seule solution qui fonctionne vraiment — et c’est aussi la plus rapide, la moins risquée et, au bout du compte, la moins coûteuse.
Faites appel à Bio Strategy pour votre dératisation
Si vous entendez des grattements la nuit, si vous trouvez des crottes fraîches ou des emballages percés, l’étape suivante n’est pas un nouveau produit — c’est un appel. Bio Strategy est une société de dératisation et de traitement des nuisibles agréée par le SPF Santé publique, active dans toute la Belgique.
Cet agrément nous donne accès aux produits en circuit fermé, ceux que vous ne trouverez jamais en grande surface, et nos techniciens sont formés à leur usage comme aux règles de sécurité qui l’encadrent : postes verrouillés, protection des enfants et des animaux domestiques, respect de la faune non ciblée. Nous intervenons sous 24 à 48 heures, parce qu’une colonie double vite et que chaque semaine d’attente coûte plus cher que l’intervention elle-même. Le devis est gratuit et sans engagement, la réponse arrive sous 2 heures ouvrables, et le prix est annoncé avant toute visite. Le diagnostic couvre l’espèce, les points d’entrée, les galeries et les sources de nourriture : nous traitons la cause, pas seulement les symptômes. Enfin, le contrôle de suivi est inclus — nous revenons vérifier l’absence de reprise et nous reprenons l’intervention si nécessaire.
Comment se déroule une intervention
- Vous nous décrivez la situation par téléphone ou via le formulaire : réponse sous 2 heures ouvrables.
- Nous venons inspecter, identifier l’espèce et repérer les accès.
- Nous sécurisons les entrées, puis posons pièges et postes d’appâtage sur les trajets réels des rongeurs.
- Nous revenons contrôler, retirer les dispositifs et confirmer que c’est terminé.
Appelez-nous au 02 544 17 27 ou demandez votre devis gratuit en ligne ; vous pouvez aussi écrire à info@biostrategy.be. Bruxelles et le Brabant wallon sont couverts sans supplément de déplacement ; Namur, Hainaut, Liège, le Luxembourg et la Flandre le sont avec un forfait annoncé à l’avance.
